Le chantier Littoral

© DREAL Languedoc-Roussillon
Depuis 2012, l’OSU-OREME a renforcé ses actions sur le littoral et dans la zone côtière du Golfe de Lion. Depuis l’origine il est composé de deux SO (1- SO Observer le Littoral - Lagunes et avant côte et 2- SO Littoral – Trait de Côte) et deux nouvelles taches d’observation ont été rajoutées en 2012, "TO communautés planctoniques" et "TO communautés coralligènes". La première n’est pas encore attachée à un SO, la seconde fait partie du "SO Littoral – Trait de Côte".

Le "SO Observer le Littoral - Lagunes et avant côte", est relativement pluridisciplinaire (hydrologie, biogéochimie, océanographie physique) et adopte clairement le concept de continuum aquatique. Les observations sont focalisées sur les flux d’eau, de sels, de contaminants et de sels nutritifs depuis le bassin versant de la Vène, un tributaire important de l’Etang de Thau, le milieu lagunaire de Thau et l’avant côte de Sète. Pour le prochain quinquennal, les observations dans le bassin versant sont à renforcer (souhait de soutenir clairement une nouvelle TO bassin versant). Le "SO Littoral – Trait de Côte" se développe progressivement vers des approches pluridisciplinaires, notamment depuis l’intégration de la TO communautés coralligènes en 2012. Ce SO se focalise sur le système littoral terrestre (lagune, lido sableux et plage) et le domaine marin jusqu’à 80 m de profondeur (limite de distribution des communautés coralligènes) de l’ensemble du Golfe de Lion, avec cependant un intérêt particulier pour le trait de côte et le domaine marin jusqu’à la profondeur de limite d’action des vagues et des courants littoraux (profondeur variable selon les conditions). Pour le prochain quinquennal, les observations littorales seront encore renforcées par la volonté de mettre en place une nouvelle TO (ESPIGOBS) dédiée au suivi hydrodynamique du site de l’Espiguette (littoral Gardois) et le développement d’une forte interopérabilité avec d’autres bases de données nationales.

Les nouvelles TO ont permis d’engager des observations sur les communautés d’organismes en milieu lagunaire (communautés planctoniques dans l’Etang de Thau) et dans la mer côtière (jusqu’à 80 m de profondeur dans le Golfe de Lion, communautés coralligènes) s’appuyant d’avantage sur les approches Ecologie/Biodiversité. Au sein du SO Littoral – Trait de Côte, la "TO communautés coralligènes" sera élargie à inclure les herbiers de Posidonia oceanica situés en zone littorale (nouvelle intitulée proposée : "TO Récifs coralligènes & herbiers de Posidonia oceanica" pilotée par Julie Deter, ISEM / Florian Holon Andromède Océanologie). Pour l’instant, un regroupement de la "TO communautés planctoniques" avec les SO existants sur le littoral ne parait pas souhaitable à cause de son spécificité E/B, et plus particulièrement, parce que son rattachement à un futur "SO microorganismes" a été proposé.

Cependant, il est très important d’organiser un bon échange d’information entre l’ensemble des TO et SO marines, pour favoriser la bonne prise en compte de l’information géophysique/hydrologique pour les études écologiques et aussi pour la prise en compte des rétroactions des biocœnoses sur la géochimie et géophysique (couplages biologie-physique ; exemples : l’impact des apports des bassins versant et les échanges lagune mer sur l’écologie des micro-organismes, et l’impact des herbier de posidonies sur le trait de côte). Ainsi, le chantier "Littoral" sera structurée autour des SO et TO marines de l’OSU-OREME. La TO "Ecologie spatiale des puffins cendrés de Méditerranée occidentale en réponse aux changements environnementaux" et la TO "Ecologie spatiale des puffins cendrés de Méditerranée occidentale en réponse aux changements environnementaux" de la SO "Suivi de populations d'organismes modèles" participeront à ces échanges dans le cadre du nouveau quinquennal. Pendant le nouveau quinquennal, au minimum une fois par an, un séminaire de travail sera organisé par ce chantier pour faciliter les échanges et pour inciter des collaborations multi ou même transdisciplinaires sur le littoral et la zone côtière.

Le chantier "Littoral" structuré autour des SO et TO marines de l’OSU-OREME propose de renforcer le travail transdisciplinaire à partir de la création d’un chantier de travail autour d’un continuum aquatique de type Méditerranéen, donc le cas des bassin versants, les lagunes et le plateau continental du Golfe de Lion apparaissent comme le site le plus approprié, bien que des sites similaires peuvent être envisagé pour le sud de la Méditerranée (par exemple Etang de Bizerte, Tunisie). Une possibilité est de réactiver la Zone Atelier ORME (les ZA sont les contributions françaises au LTER= Long Term Ecosystem Research soutenu par INEE en France) ou alternativement de commencer à construire plus localement à partir de HER Eau, projet de recherche soutenu par SIC-MED. Ce dernier projet s’appuyait sur des participants à OSU-OREME (HSM, Ecosym) en collaboration avec des équipes montpelliéraines du BRGM, INRA (LISAH) et de UM3 (géographie). Une réactivation de la Zone Atelier ORME implique notamment une collaboration renforcée avec des collègues de l’UMR CEFREM de Perpignan (qui ont été les porteurs de cette ZA pendant la période 2001-2010). Ceci rajoute les thématiques des petites rivières des Pyrénées, les canyons et la partie profonde du Golfe de Lion. Egalement, une forte collaboration entre SHS et sciences naturelles est nécessaire pour une ZA et un LTER en général. Pour cet aspect, la communauté "Littoral" peut s’appuyer sur l’Observatoire Homme-Milieu (OHM)- Littoral Méditerranéen (actuellement des membres de l’OSU- OREME portent deux projets OHM LitMed en cours). Enfin, l’émergence du programme "Littoral" du chantier MISTRALS va sans doute renforcer les échanges scientifiques au sein du chantier "Littoral" de l’OSU-OREME.

Pendant, le nouveau quinquennal, le chantier "Littoral" structuré autour des SO et TO marines de l’OSU-OREME renforcera les liens avec des services et réseaux de surveillance de l’environnement aquatique comme celles soutenues par l’Agence de l’Eau RMC (par exemple : réseaux de surveillance des eaux côtières). La participation du Center for Marine Biodiversity & Exploitation & Conservation (nouvelle UMR issue de la fusion des UMR Ecosym et EME et des laboratoires Ifremer LER-LR de Sète et BOME de Palavas) dans l’OSU-OREME permettra d’associer directement les réseaux de surveillance d’Ifremer LER- LR (RSL, REMI, REPHY, ROCH,...) et de renforcer leur synergie avec les SO et TO marines de l’OSU- OREME. Au sein du Center for Marine Biodiversity & Exploitation & Conservation les taches de surveillance et d’observation seront regroupées au sein d’un pôle observation. Finalement, la synergie entre les études de l’OHM-Litmed, qui est plus focalisé sur la transdisciplinarité SHS-sciences de l’environnement, et l’OSU-ORELME sera renforcée pendant le nouveau quinquennal.