Le SNO RENOIR repose sur un réseau de 33 stations de prélèvement des eaux de pluie, réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin.
L’enjeu est de disposer d’une densité de points de mesure inédite en France pour suivre finement les gradients régionaux, les effets de relief, les influences maritimes ou continentales, ainsi que l’évolution saisonnière des précipitations.
Chaque station du réseau est constituée d’un collecteur de pluie, souvent associé à une station météorologique.
Concrètement, le suivi repose sur :
- le relevé du cumul de précipitation une fois par mois, le 1er du mois à ± 48 h
- le prélèvement d’un échantillon mensuel d’eau de précipitation
- la mesure des teneurs en isotopes stables de la molécule d’eau (δ18O et δ2H) de cet échantillon dans le laboratoire isotopique associé
Dans un contexte de changement climatique, ces observations permettent aussi de suivre l’évolution du régime des pluies. Les petites pluies semblent avoir fortement diminué au cours des 10 à 15 dernières années dans certains secteurs, tandis que les épisodes intenses deviennent plus marqués. Ces événements extrêmes peuvent laisser des signatures isotopiques particulières, souvent très appauvries, qui peuvent être suivies dans les hydrosystèmes.
La station méditerranéenne de Mèze
La station méditerranéenne de Mèze constitue l’un des points d’observation du réseau.
Mise en service pour le suivi isotopique mensuel des précipitations depuis 2013, elle est située à 43°25’09 » N, 3°35’09 » E, à 3 m d’altitude, et comprend un collecteur de pluie de 1000 cm², équipé d’une mesure automatisée de la hauteur de pluie.
La station de Mèze présente un intérêt particulier : elle est située à très basse altitude, tout en étant suffisamment en retrait des embruns marins et de la micrométéorologie immédiate de la zone côtière. Elle permet ainsi de documenter finement le signal méditerranéen des précipitations, sans être uniquement dominée par l’influence directe du littoral.
Les données de pluviométrie sont intégrées à la base de données de l’OSU OREME, dans le Service d’Observation REC-THAU.
L’analyse isotopique est assurée par le laboratoire LAMA, au sein de l’UMR HydroSciences Montpellier.