RLBP

Réseau large bande sismique sud

© CNRS Photothèque / RITZ Jean-François
© CNRS Photothèque / RITZ Jean-François

Le Service d’Observation Réseau large bande sismique sud concerne le Service National d’Observation RESIF, financé en partie par un projet Equipex (RESIF-CORE). Le projet RESIF se propose de mesurer les déformations du sol sur des échelles de temps allant de la fraction de seconde à la décennie en utilisant les outils géodésiques, sismologiques et gravimétriques.

Le SO Réseau large bande sismique sud de l’OSU OREME ne concerne que la composante sismologique large bande, et uniquement pour l’instrumentation dans la région (regroupant 4 stations). Il s’agit d’installer puis de maintenir 4 stations sismologiques permanentes sur 4 sites autour de Montpellier (entre 10 et 100 km), afin d’assurer un suivi en temps réel des données enregistrées.

Questions scientifiques

RESIF est né de la volonté de pouvoir mener une recherche de pointe dans une période de profonde évolution de notre compréhension des séismes, la propagation des ondes sismiques et la dynamique de la lithosphère européenne, aidant ainsi à une meilleure identification et gestion des risques et des ressources naturelles.

L’équipement sismologique est destiné à l’observation des déformations de la terre, aux plus hautes fréquences sismiques enregistrées par les sismomètres. L’analyse des données concernera toute la communauté géophysique et les résultats auront un impact sur toutes les disciplines utilisatrices (tectonique, géologie, géotechnique, hydrologie, météorologie …). Ainsi, RESIF permettra des avancées importantes sur des sujets fondamentaux comme la connaissance de la dynamique de la croûte et de la lithosphère européennes, qui est l’objectif majeur affiché par le projet EPOS. A plus grande échelle, RESIF s’intègre au dispositif européen et mondial d’instruments permettant une imagerie de la Terre interne dans sa globalité et une étude des phénomènes majeurs comme la dynamique du noyau terrestre, convection mantellique, subduction, chaînes de montagnes, séismes, volcans, …

RESIF aura ainsi des impacts sociétaux dans l’étude des risques naturels. Il sera un outil de mesure, d’étude et de compréhension des risques liés aux mouvements du sol, qu’ils soient de courte ou de longue période, d’origine naturelle (séismes, glissements de terrain, tsunamis, …) ou artificielle (barrages, mines, stockages souterrains, explosions, …), à la mesure de l’urbanisation forte et des nombreux ouvrages industriels stratégiques qui caractérisent la France.

Au même titre qu’une infrastructure de communication physique ou électronique de haute qualité donne une avance à un pays moderne et en constitue l’un des attraits, RESIF apportera à la société civile, scientifique, industrielle et économique française son équivalent dans le domaine des risques sismiques. Une partie de l’équipement sera partagée avec des systèmes spécifiques d’alerte comme l’alerte aux tsunamis.

Observations

Les observations recueillies dans le cadre de ce SO concernent les données sismologiques large bande de 4 stations permanentes.

Ces données sont enregistrées de façon continue par des sismomètres STS2 sur 3 composantes (verticale et 2 horizontales) et envoyées en temps réel vers le nœud A régional en charge de la validation et du stockage des données (EOST, Strasbourg). Elles sont ensuite envoyées au nœud B (IsTerre Grenoble) pour diffusion et mise à disposition immédiate.

Sur les 4 stations en charge par l’OREME, une est déjà en activité depuis 2011 (TRBF) et concerne un site A (niveau de bruit le plus bas pour les longues périodes). Un deuxième site a été identifié et validé en février 2012 pour accueillir une nouvelle station en 2014-2015 (site de La Jasse).

Deux autres sites sont prévus, l’un près de Narbonne en cours de prospection, et l’un près de Montpellier pour 2016.

Données

Les données sont diffusées sur le site du SNO RESIF-RLBP.

Portail des données de l'OREME

Page du SO sur le portail des données de l'OSU OREME

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Contact

Collaborations

Faisant partie d’un Service National d’Observation, ce service est en lien avec tous les acteurs en sismologie concernés par ce projet : EOST, IsTerre, Geoazur, OMP, OSUNA, IPGP, OPGC,… Cette liaison nationale se fait au travers de conseils scientifiques, techniques et administratifs.

C. Tiberi, responsable du SO de l’OREME en est la correspondante scientifique et technique, et assure le lien avec les instances du SO national et RESIF. Une convention a été signée entre tous les partenaires de RESIF-CORE, dont l’OSU OREME pour définir les rôles de chacun.

Ce service d’observation est lié à un projet européen d’infrastructure pour l’observation et la compréhension de la dynamique de la Terre Interne et des aléas telluriques. Ce projet a été inscrit en décembre 2008 sur la feuille de route ESFRI, (European Strategic Forum on Research Infrastructures). 
La phase préparatoire d’EPOS a démarré le 1er novembre 2010, et va se prolonger jusqu’en 2014.
 Cette phase préparatoire d’EPOS est financée par la Commission européenne dans la cadre de l’appel FP7-INFRASTRUCTURES-2010-1-2.2.2. Le CNRS-INSU est le contractant et Helle Pedersen, en tant que déléguée scientifique CNRS-INSU et coordinatrice de l’infrastructure de recherche française RESIF, a été désignée par le MESR (lettre de M. Dany Vandromme du 17 novembre 2009) comme représentante de la France pour la phase préparatoire d’EPOS.