Reptiles et amphibiens

© CNRS Photothèque / RONAT Luc
© CNRS Photothèque / RONAT Luc

Contexte

Les reptiles et les amphibiens sont des groupes au mode de vie très contrasté, notamment vis-à-vis de leur réponse face aux changements climatiques. En région méditerranéenne française, ces deux groupes sont étroitement liés aux milieux non forestiers, donc très sensibles à la reforestation qui s’opère au nord du bassin méditerranéen sous l’effet conjugué de la déprise rurale et du réchauffement climatique.

En raison de leur phase larvaire aquatique, les amphibiens sont particulièrement sensibles aux atteintes affectant le milieu aquatique et sont actuellement un des groupes les plus menacés à l’échelle planétaire. La région méditerranéenne constitue un terrain d’étude privilégié pour suivre les évolutions de ces communautés animales.

Les espèces y sont en effet aux marges de leurs compétences écophysiologiques, donc particulièrement réactives face à des perturbations globales ou des évolutions de nature anthropiques.

Objectifs

Évaluer les changements au cours du temps, que ce soit en termes de composition des communautés, d’abondance relative des espèces, de modification des rythmes annuels d’activité (phénologie des espèces).

Observations

Les mesures se font depuis 1975 sur l’ensemble de la région méditerranéenne française.

Il s’agit pour l’essentiel d’observations opportunistes, non liées à un protocole de collecte standardisé. L’observation contient a minima une espèce, une date, un lieu précis et un observateur. D’autres informations sont associées à ces indications : nombre d’individus, état (larves, ponte, adulte…), mode de découverte, nature du milieu, causes de mortalité le cas échéant.

Ces mesures sont intégrées dans une base de données PostgreSQL interfacée avec un SIG (QGIS).

Certaines espèces particulièrement sensibles ou menacées sont suivies de façon standardisées depuis une vingtaine d’années (par Capture-Marquage-Recapture et / ou par la méthode en site occupancy) : tortue d’Hermann, tortue cistude, lézard ocellé, triton crêté, Phyllodactyle d’Europe.

Données

La base de données (données opportunistes) contient actuellement plus de 140 000 données. Elle est accessible à l’échelle communale sur le site du CEFE : base de données Malpolon

La mise à disposition des données est conditionnée à une collaboration avec les chercheurs impliqués. Les laboratoires et organismes utilisateurs des données sont : UMR 5175 Montpellier, Université de Barcelona, DREAL Occitanie et Corse, ONF, CEN-LR, Meridionalis.

La base de données sera à terme accessible dans son intégralité sur le portail de l’OSU OREME, sous condition (demande explicite auprès des responsables de la base de données).

Portail des données de l'OREME

Page de la TO sur le portail des données de l'OSU OREME

Accéder au portail

Contacts

Equipe

Chercheur : Marc Cheylan (CEFE)

Ingénieur : Philippe Geniez (CEFE)

Collaborateur : Pierre-André Crochet (CEFE)

Collaborations

Le nombre de collaborateurs s’élève en 2016 à plus de 2000. Outre les collaborateurs bénévoles, de nombreuses structures publiques et privées participent à l’enquête : ONF, ONCFS, Parc nationaux, Réserves naturelles nationales et régionales, Conservatoire des Espaces Naturels du Languedoc-Roussillon et de Corse, association Méridionalis, associations naturalistes régionales, bureaux d’étude.