FORET

Ecosystème forestier méditerranéen

© CNRS Photothèque / DARS Jean-François
© CNRS Photothèque / DARS Jean-François

Les écosystèmes méditerranéens représentent 21 860 km² dans le sud de la France dont 3 500 km² sont des taillis de chêne vert (Quercus ilex L.). Ces écosystèmes méditerranéens sont d’importants puits de carbone en dépit d’une forte limitation en eau liée à la sécheresse estivale. Leur vulnérabilité au changement climatique est cependant particulièrement importante, puisque les scénarios climatiques pour la région méditerranéenne prévoient une augmentation des températures et une diminution des précipitations estivales, ainsi qu’une augmentation de la fréquence des épisodes de sécheresse extrême. Ces changements climatiques sont d’ores et déjà visibles puisque le réchauffement dans le sud de la France se produit plus rapidement que pour la moyenne mondiale des températures et que la sécheresse estivale s’intensifie ou devient plus précoce dans de nombreuses zones de la région. Les effets de ces changements climatiques sont également visibles sur la végétation méditerranéenne : la mortalité des arbres en lien avec la sécheresse s’accélère dans le sud de l’Europe tandis que le régime d’incendie change.

Questions scientifiques

L’ensemble des dispositifs d’observation et d’expérimentation ont été progressivement mis en place pour répondre à 3 objectifs scientifiques complémentaires :

  • comprendre les processus physiques, biologiques et chimiques qui régulent les échanges de carbone, d’eau et d’énergie entre l’atmosphère et la végétation (c’est-à-dire dans la zone critique) à différentes échelle de temps et d’espace,
  • comprendre les mécanismes d’adaptation des espèces aux contraintes biotiques et abiotiques, et plus particulièrement à la contrainte hydrique,
  • évaluer la vulnérabilité de ces écosystèmes aux changements climatiques au niveau de ses composantes sol et plantes.

La compréhension du fonctionnement des écosystèmes forestiers méditerranéens rejoint les grandes questions environnementales liées à l’accroissement des gaz à effet de serre atmosphérique (dont le CO2), la capacité de stockage du carbone dans les écosystèmes, les impacts des changements planétaires sur les flux de matière (eau, carbone) dans la zone critique.

La forte variabilité intra et inter annuelle du climat méditerranéen nécessite la constitution de longues séries de mesures afin de connaître l’étendue de la réponse de cet écosystème aux différentes contraintes climatiques. Enfin, l’analyse des données sera effectuée dans le cadre conceptuel des théories d’optimalité écologique et de la théorie des hiérarchies qui permettent ainsi de leur conférer une généricité et un pouvoir prédictif important concernant les écosystèmes méditerranéens.

Observations

La première Tâche d’Observation est basée sur le site expérimental de Puéchabon où, depuis 1984, le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE CNRS, Montpellier) étudie l’écologie et le fonctionnement des taillis méditerranéens.

Une deuxième Tâche d’Observation appelée Système d’Observation Géographique des Incendies a été labellisée en 2012.

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Contacts

Tâches d'observation

Mesures de flux et fonctionnement des écosystèmes de garrigue : site de Puéchabon

Système d’Observation Géographique des Incendies