REC-THAU

Recherche en Environnement Côtier de Thau

© CNRS Photothèque/MEDIMEER
© CNRS Photothèque/MEDIMEER

Questions scientifiques

Les milieux marins côtiers, notamment les lagunes côtières, sont les zones marines les plus riches en termes de biodiversité et de productivité biologique favorisant de nombreuses activités économiques telles que la pêche et l’aquaculture. Ils sont également par leurs caractéristiques paysagères des zones d’attractions touristiques majeures.

Les écosystèmes côtiers sont à l’interface entre le continent et la zone hauturière océanique ce qui est à l’origine de leur richesse. Ils sont sous l’influence de forçages provenant des systèmes à leur interface, notamment le bassin versant et la mer ouverte. Cette position d’interface engendre des variabilités importantes des paramètres physico-chimiques (e.g. température, concentration des nutriments) et biologiques (arrivage d’espèces d’eau douce ou de la zone hauturière) influençant le fonctionnement de ces écosystèmes.

L’accroissement des usages des milieux marins côtiers (i.e. surpêche, aquaculture, urbanisation) et de leurs bassins versants (urbanisation, agriculture) concomitant aux changements qui surviennent à l’échelle globale (i.e. changements climatiques) peuvent amplifier cette variabilité ou modifier la nature des échanges. Ceci a comme conséquence par exemple des changements importants en termes de flux d’éléments nutritifs provenant du bassin versant, ou des eaux souterraines et des résurgences sous-marines, de changements des courants, de productivité, et mode d’utilisation, ce qui in fine se répercute sur l’ensemble des services écosystémiques fournis par cet environnement et sur l’habitabilité de ce système.

Il est donc indispensable d’établir des observations permanentes simultanées et à longue durée dans ces milieux en considérant les écosystèmes adjacents sur le continuum Terre-Mer afin de mieux appréhender d’une part les variabilités naturelles de ce système, et d’autre part quantifier la tendance et l’amplitude des modifications liées aux changements environnementaux naturels ou d’origine anthropique à moyen et long terme.

Le Service d’Observation est structuré en 3 Tâches d’Observation :

  • TO du Bassin-Versant de la lagune de Thau (TO BV-Thau) : regroupe les observations météo-hydrologiques sur le bassin versant de la lagune de Thau. Ces observations sont mises en place depuis plus de 15 ans sur la Vène mais n’étaient jusqu’alors pas identifiées comme une TO de l’OSU OREME,
  • TO de la lagune de Thau (TO Suivi-Thau) : regroupe les observations de paramètres météorologiques et de paramètres physico-chimiques et biologiques effectuées dans la colonne d’eau de la lagune de Thau. Cette TO est en partie en relation avec les expérimentations effectuées dans les mésocosmes in situ de MEDIMER installés sur la lagune de Thau,
  • TO côtière au large de la lagune de Thau et sur le plateau continental en face de la ville de Sète (SOMLIT-Sète) : regroupe les observations des variables physico-chimiques et biologiques sous 30 m de fond au large de Sète. Auparavant dénommée Suivi-Côte, elle a intégré le réseau SOMLIT (Service national d’Observation du Milieu LITtoral) en 2014

 

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Tâches d'Observation

Suivi de la lagune de Thau

Observatoire des courants marins en domaine côtier

Bassin versant de la lagune de Thau